Présentation du phénomène de déscolarisations en Côte d’Ivoire
1) Environnement du projet :
La république de côte d’ivoire est un pays qui s’étend sur 322462 Km² situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest ayant une frontière commune avec le Ghana ; la Guinée; le Burkina Faso et le Mali. Ex colonie française peuplée 16,9 millions d'habitants et membre de l’union Africaine. La Langue officielle est le français .La population est très jeune : 48,2 % a moins de 14 ans et son taux d'accroissement naturel est l'un des plus élevés au monde. Le PIB régresse : -2,5 % en 2000, stable en 2001, -1,6 % en 2002 et -5 % en 2003. La pauvreté progresse. Cependant, depuis le début la crise politique de la Côte d'Ivoire, la guerre civile de 2002. Le pays est encore actuellement divisé en deux parties qui se disputent sur le concept d'ivoirité.
Depuis 2002 CENT SEPT MILLE enfants en âge d’être scolarisés ont été forcés d’abandonner leur étude. « De nombreuses écoles ont été endommagées pillées ou brûlées pendant les combats…» Les chiffres recueillis sont alarmants de 589000 élèves de primaire en 2001-2002 il en reste 229000 en 2005-2006 Dans le secondaire on est passé de 119000 à 68000 élèves en 2004-2005 nombre d’enseignants a chuté 11000 3980 pour le primaire et le secondaire 33590 919 pour le secondaire. Écrit la journaliste Olivia Marseaud de Jeune Afrique numéro 2395 du 3 au 9 décembre 2006. Source UNESCO UNICEF.
Constat que confirme IPS il n’y a pas d’argent pour acheter les fournitures scolaires et payer les inscriptions. IPS ajoute : nos difficultés restent le manque d’enseignants la détérioration des matériels didactiques.
Entre 2003-2003, le système éducatif Ivoirien a souffert de d’une division du pays en deux zones et d’un important problèmes de déplacement d’élèves et d’enseignants du fait de la guerre.
Promouvoir la culture de la paix est une urgence.
Le projet éducation pour tous s’insère dans les objectifs stratégiques de l’UNESCO 2002-2007.
- Améliorer la qualité de l’éducation à travers la diversification des contenus et des méthodes aussi bien que les valeurs universellement partagés.
- Promouvoir l’expérimentation, l’innovation, la diffusion et le partage des informations et de bonnes pratiques aussi bien que la politique du dialogue dans l’éducation.
Comme le souligne le ministre de l’éducation et de la formation de la Côte d’ivoire Michel AMANI N’GUESSAN il est encore possible de faire de la reconsolidation par l’école.
« La Culture de la Paix » est au cœur du projet de Nouvelle Attitude Africaine.
C’est pourquoi Nouvelle Attitude Africaine est porteur d’un projet qui articule le projet éducation pour tous et un projet économique et social.
En effet la majorité des parents de l’effondrement de l’activité au NORD comme au SUD n’ont tout simplement pas les moyens d’assurer les frais scolaires, de fournitures, de transport, de nutrition de leurs enfants.
Nouvelle Attitude Africaine entend s’attaquer au problème aussi grave que crucial qu’est la déscolarisation massive des élèves et enfants ivoiriens aux effets dévastateurs de la guerre par les établissements ci-dessous à partir d’un réseau d’établissements pré primaires, primaires à Abobo (un quartier difficile) au sud du pays dans la capitale - Abidjan et un établissement secondaire à M’batto sous préfecture de Bongouanou dans la region du n’Zi Comoé.
Sainte Brigitte 1 : 450 élèves
Sainte Brigitte 2 : 560 élèves.
Sainte Brigitte 3 : 600 élèves.
Les Amazones 1 et 2 : 1100 élèves
Collège Moderne semi public « de kouadio M’batto » 960 élèves.
Il est attendu que ce projet s’appuiera sur la formation de formateurs en informatique, en création d’activité économique financiers par le micro crédits et le commerce équitable. Nouvelle Attitude Africaine considère que l’autonomie financière et professionnel des parents d’élèves est le levier pour le retour massif des enfants déscolarisés et de tout enfants laissés pour compte du fait du déplacement de la famille vers le chemin de l’école.
Ce projet fédérera autour d’un pôle de mobilisation et d’action contre la déscolarisation de masses et une plate forme qui servira de concertation et d’appui aux chefs d’établissements scolaires adhérents ou affiliés au réseau de nouvelle attitude africaine
Notre organisation concentrera donc son action à la réalisation de son objet social :
- Le développement de l’équipement et du transport scolaire.
- L’amélioration de la nutrition des élèves.
- La diffusion des valeurs citoyennes.
- L’éducation à la Culture de la Paix.
Des milliers de familles ont recours aux établissements publics or les écoles publiques sont en nombre limitées, manque de mobiliers pour accueillir bon nombre d’enfants, manque de matériels pédagogiques notamment les ordinateurs lesquels sont indispensables à l’éducation de tous enfants d’aujourd’hui. Elles n’ont d’autres solutions que de se tourner vers les établissements privés
Néanmoins, les parents qui réussissent à inscrire leurs enfants dans les écoles privés se trouvent malgré les difficultés économique et les affres de la guerre.
Cependant, les élèves continuent de fréquenter les écoles sans que les parents ne s’acquittent des frais de scolarité. Ce qui ne permet pas aux élèves de terminer l’année scolaire. Il est renvoyé des cours, sont déscolarisés n’ont plus qu’à rejoindre le rang des autres enfants déjà dans la rue.
Dans ce décor, d’élèves déscolarisés l’on y trouve également des enfants issus de familles de déplacées de guerre sans ressources financières et sans activités génératrices de revenus donc des potentiels laissés pour compte.
Cette position d’impuissance général relativement aigue perdure depuis ces quatre dernières années avec à son actif de grosses difficultés de trésorerie chez les fondateurs d’établissements privés entraînant aussi bien les chefs d’établissements que le corps enseignant et éducatif dans une voie sans issue. Le système éducatif primaire et secondaire est effondré sur l’ensemble du territoire.
Pour décrypter l’environnement général d’enfants déscolarisés, et les potentiels enfants laissés pour compte on prendra le cas de Abobo en Cote d’Ivoire.
Cependant, Abobo n’a pas le monopole d’abriter des enfants de la capitale (Abidjan) dont les familles sont sans revenus suffisants. Ce phénomène de pauvreté touche aussi bien les quartiers comme :
- Koumassi (gangankoura),
- Marcory (Anoumabo),
- Youpogon (Mon mari m’a laissé et Johannesburg),
- Port-bouet (Adjouffou) etc...Bref toute la Côte d’Ivoire.
C’est pourquoi l’Association Nouvelle Attitude Africaine tente de combler ce vide en fournissant des ordinateurs, du matériel didactiques, informatique qui sont un outil pédagogique moderne pour toute instruction aujourd’hui en offrant des locaux scolaires à ce public cible pour atteindre l’objet du millénaire « Education pour Tous »